Gaël Monfils sera-t-il numéro un français à la fin de l'année 2009 ?
| Oui | 32% | |
| Non | 64% | |
| Nsp | 4% |
Confiant c'est bien le mot... A trois jours du début de la finale, l'équipe d'Argentine affiche une sérénité à toute épreuve. A écouter son capitaine, Alberto Mancini (Photo Reuters), son groupe «peut gagner 5-0. Les garçons sont sereins, ils ont très bien joué à l'entraînement». Un excès de confiance qui peut s'expliquer par le forfait de Rafael Nadal survenu il y a dix jours, et par l'avantage de recevoir l'Espagne, sans oublier la surface sur laquelle se jouera la finale (dur en indoor).
Lopez : «Même avec Rafa, les Argentins sont favoris»
Le renoncement du n°1 mondial a considérablement changé la donne. L'Argentine est passée de statut d'outsider à celui de favori. Mancini n'a d'ailleurs pas fait de langue de bois lorsqu'il a appris la nouvelle : «Je regrette qu'il (Nadal) ne vienne pas parce que tous les Argentins voulaient le voir, mais il est également juste de dire que tous les Argentins veulent gagner la Coupe Davis. Dans ce sens, (son forfait) est une bonne nouvelle parce que cela augmente nos chances de l'emporter»
Et Mancini de préciser : «que même sans Nadal, l'Espagne reste dangereuse, mais nous sommes plus sereins et beaucoup plus détendus.» David Nalbandian, l'un des deux titulaires en simple, préfère lui ne pas se focaliser sur l'absence de l'Espagnol : «C'est sûr que cela change notre approche de l'événement mais cela ne doit pas changer notre préparation.» Du côté espagnol, Feliciano Lopez, engagé dans le double, a tenu à dédramatiser l'absence de Nadal tout en restant lucide sur les chances de son pays : «Même avec Rafa, les Argentins sont favoris. Ils évoluent chez eux, devant leur public et ils ont le choix des balles, de la surface... »
Deux fois sur trois, le pays qui reçoit s'impose
La surface va en effet jouer un rôle important car dès le mois de septembre, le staff argentin, qui avait dans l'idée de barrer la route à Nadal, avait déjà choisi une surface dure plutôt que de la terre battue où l'Espagnol est devenu quasiment imbattable. D'ailleurs Emilio Sanchez, le capitaine espagnol, est conscient que la surface du stade Mar Del Plata va avantager les Argentins : «Même si les Argentins sont traditionnellement bons sur la terre battue, Del Potro et Nalbandian ont obtenu d'excellents résulats sur les surfaces durs.»
Le fait d'évoluer à domicile va également favoriser l'Argentine. Depuis le début de l'épreuve, les hommes de Mancini n'ont pas eu à voyager une seule fois. La Grande-Bretagne (4-1), la Suède (4-1) puis la Russie (3-2) se sont cassées les dents en terre sud-américaine. En outre, Nalbandian ses coéquipiers n'ont plus perdu à domicile depuis dix ans. En moyenne, deux fois sur trois, le pays qui reçoit s'impose.
Gommer les échecs de 1981 et 2006
Autre élément important : pour la première fois, les Argentins disputent leur finale de Coupe Davis à domicile. Les deux finales perdues, Cincinnati en 1981 puis Moscou en 2006, avaient en effet eu lieu en terre étrangère. Le stade de Mar Del Plata, désigné il y a seulement six semaines, a subi des aménagements pour augmenter sa capacité d'accueil. Car tout un peuple attend l'événement avec impatience. Les deux revers, notamment celui de 2006, ont laissé des traces.
La bande à Mancini, avec Juan Ignacio Chela puis David Nalbandian, était passée tout près de créer l'exploit sur le sol russe. Ce n'est que dans le dernier simple, que Marat Safin était venu à bout des Gauchos (3-2). En 1981, les Argentins étaient tombés sur une équipe américaine imprenable (3-1). Malgré une belle victoire de Jose-Luis Clerc sur Roscoe Tanner lors du deuxième simple (7-5, 6-3, 8-6), l'Argentine avait ensuite subi la loi du double emmené par Peter Flemmig et John McEnroe avant de flancher définitivement dans le troisième simple en dépit d'une belle résistance en cinq sets de Clerc face à McEnroe. B.P
Les deux finales perdues de l'Argentine :
1981 (Ã Cincinnati) : Etats-Unus-Argentine 3-1
John McEnroe (USA) b. Guillermo Vilas (ARG) : 6-3, 6-2, 6-2
Jose-Luis Clerc (ARG) b. Roscoe Tanner (USA) : 7-5, 6-3, 8-6
Peter Fleming-John McEnroe (USA) b. Jose-Luis Clerc-Guillermo Vilas (ARG) : 6-3, 4-6, 6-4, 4-6, 11-9
John McEnroe (USA) bat Jose-Luis Clerc : 7-5, 5-7, 6-3, 3-6, 6-3
2006 (Ã Moscou) : Russie-Argentine 3-2
Nikolay Davydenko (RUS) b. Juan Ignacio Chela (ARG) : 6-1, 6-2, 5-7, 6-4
David Nalbandian (ARG) b. Marat Safin (RUS) : 6-4, 6-4, 6-4
Marat Safin-Dmitry Tursunov (RUS) b. Agustin Calleri-David Nalbandian (ARG) : 6-2, 6-3, 6-4
David Nalbandian (RUS) b. Nikolay Davydenko : 2-6, 6-2, 4-6, 4-6
Marat Safin (RUS) b. Jose Acasuso (ARG) : 6-3, 3-6, 6-3, 7-6

