Santos Mirasierra est-il, selon l'expression de son avocat, le premier prisonnier politique de l'histoire du sport ?
| Oui | 60% | |
| Non | 35% | |
| Nsp | 5% |
Alors que l'Afrique du Sud a changé ses règles de sélection et autorise les joueurs évoluant dans les championnats étrangers à porter le maillot de l'équipe nationale, l'Australie et la Nouvelle-Zélande continuent d'exclure les joueurs qui ne jouent pas au pays.
Cette décision fait débat, notamment en Nouvelle-Zélande, surtout depuis le départ pour l'Europe d'une bonne moitié de l'équipe (McAlister, Sommerville, Jack, Hayman, Masoe, Kelleher, Evans...). Alors, les Blacks vont ils permettre à terme aux "mercenaires" de porter le célèbre maillot frappé de la fougère, en vertu de la cause nationale, pour aligner la meilleure équipe possible ? Paradoxalement, Graham Henry, le principal intéressé en tant qu'entraîneur de la sélection, est contre, même s'il pense que les choses devraient évoluer de toute façon.
Le patron des Blacks estime en effet que cette décision ne serait pas une bonne chose pour le niveau du rugby kiwi : «Je pense que cela diminue la valeur du rugby néo-zélandais. Cela ferait baisser la qualité du rugby pratiqué ici, et je pense que cela ferait baisser l'intérêt pour le jeu, et donc l'argent des droits télé. Je suis pour le maintien de la situation actuelle.» Henry sait pourtant que les changements sont a priori inéluctables : «Cela devrait changer dans l'avenir, parce que je sais que la SANZAR (ndlr, la férération qui regroupe celles de l'Australie, l'Afrique du sud et la Nouvelle-Zélande) veut ouvrir le Super 14. Alors on verra bien.»

