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Paris - Tours : pas une sinécure pour les sprinteurs

 

 
Présentée comme la plus plate des classiques avec un départ dans la plaine de la Beauce et une ligne droite finale de 2600 mètres sur l'avenue de Grammont, Paris-Tours semble en théorie promise aux sprinteurs. Erreur, les finisseurs et leurs équipes ont souvent été surpris par les baroudeurs en tous genres. Depuis 1988 et le retour du parcours dans le sens Paris - province, les échappés ont résisté onze fois au peloton pour neuf arrivées avec un sprint massif. L'histoire en images. (Photos L'Equipe)
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L'image de l'arrivée de l'édition 1956 est trompeuse. Car Albert Bouvet a bien pris la poudre d'escampette en cours de route. Mais le peloton revient à grand train sur le Breton qui s'arrache avec rage pour s'imposer sur le fil, devant ses poursuivants dont Louison Bobet (à droite). Il faudra attendre 42 ans avant une nouvelle victoire française dans l'épreuve.
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Dans l'après-Guerre, deux coure..
En 1988, le parcours retrouve l..
C'est le prototype même du baro..
En 2001, Durand pense bien rééd..
L'année suivante, un Français e..
En 2003, Erik Zabel a déjà l'es..
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Aucun scénario crédible n'aurai..
En 2007, les équipes de sprinte..
11L'image de l'arrivée de l'édition 1956 est trompeuse. Car Albert Bouvet a bien pris la poudre d'escampette en cours de route. Mais le peloton revient à grand train sur le Breton qui s'arrache avec rage pour s'imposer sur le fil, devant ses poursuivants dont Louison Bobet (à droite). Il faudra attendre 42 ans avant une nouvelle victoire française dans l'épreuve.
11Dans l'après-Guerre, deux coureurs ont réalisé le triplé sur cette classique automnale. Le Belge Guido Reybrouk a fait parler sa pointe de vitesse trois fois (1964, 1966, 1968), à chaque fois en devançant un compatriote. Ici en 1966, il lève les bras devant Rik Van Looy, vainqueur en 1959. Ce dernier prendra sa revanche en s'imposant l'année suivante.
11En 1988, le parcours retrouve le sens Paris - province et l'interminable avenue de Grammont comme ligne droite finale. L'Italien Nicolas Minali s'y distingue avec deux victoires successives en 1995 devant Andrei Tchmil, et en 1996 devant Tom Steels. S'il s'est aussi fait remarquer sur le Tour de France, avec trois victoires d'étapes dont les Champs-Elysées en 1997, il sera reconnaissant à Paris. Pour sa dernière course en 2002, il se baisse pour embrasser la ligne d'arrivée.
11C'est le prototype même du baroudeur qui n'a pas froid aux yeux. Jacky Durand avait déjà surpris les Flandriens en 1992 en remportant le Tour des Flandres après 225 km d'échappée. Six ans plus tard, il prend le relais d'Albert Bouvet parmi les Français au palmarès de Paris - Tours. Parti dans un groupe d'une dizaine d'échappées, il accélère à 20 km de l'arrivée. Rejoint par Mirko Gualdi, il résiste au retour du peloton et dépose l'Italien à 350 m de la ligne. «Je rentre à nouveau dans l'histoire», lance-t-il.
11En 2001, Durand pense bien rééditer l'exploit. Vingt-deux kilomètres après le départ de Saint-Arnoult (Yvelines), il sème le peloton en compagnie de Richard Virenque, qui a retrouvé la compétition trois mois plus tôt après sa suspension. Malgré les conditions difficiles et un fort vent de face, les deux hommes creusent un écart maximum de 15 minutes. Si les forces du coureur de La Française des Jeux l'abandonnent dans les 40 dernières bornes, le grimpeur tient tête au peloton et se relève à 200 mètres de la ligne pour savourer.
11L'année suivante, un Français est encore à l'avant de la course et il s'agit évidemment de... Jacky Durand. Rescapé d'une échappée matinale, il arrive dans Tours en compagnie du Danois Jakob Piil (à gauche sur la photo). Prudent dans les dernières difficultés, il lance le sprint final mais se fait déposer dans les 50 derniers mètres. Erik Zabel règle le peloton pour la troisième place vingt secondes plus tard. L'Allemand prendra sa revanche.
11En 2003, Erik Zabel a déjà l'essentiel de sa carrière derrière lui. Six fois Maillot Vert du Tour, l'Allemand a déjà gagné Paris - Tours une première fois en 1994. A 33 ans, il réédite la performance en devançant sur la ligne l'Italien Alessandro Petacchi, qui se prend la tête entre les mains de frustration. La course est bouclée à une vitesse moyenne de 47,550 km/h, record de l'épreuve. Il réalisera le triplé deux ans plus tard.
11C'est encore un sprint massif qui semble se profiler l'année suivante. A 37 kilomètres de l'arrivée, le peloton a moins de deux minutes de retard sur un groupe de quatre échappées (Dekker, Gusev, Tankink, Quinziato). Mais c'est sans compter sur la résistance du Néerlandais Erik Dekker qui profite des dernières côtes pour semer ses compagnons de fuite. Rejoint par des contre-attaquants alors qu'une chute perturben le peloton, le rouleur de Rabobank accélère encore dans les quatre derniers kilomètres, garde 10 secondes sous la flamme rouge et à peine dix mètres sur la ligne. Assez pour surprendre les sprinteurs.
11Aucun scénario crédible n'aurait pu prévoir le déroulement de l'édition 2005. L'échappée matinale de 28 coureurs reste sous le contrôle du peloton mais une contre-attaque monstre de 45 hommes sonne le glas des sprinteurs (Boonen, Zabel), qui abandonnent à la mi-course après avoir été piégés par une cassure. Frédéric Guesdon lance l'attaque la plus convaincante dans le final. Après la Côte de l'Epan (8 km de l'arrivée), seul Kurt-Asle Arvesen peut l'accompagner mais le Norvégien est impuissant au moment du sprint. Le Breton décroche à 34 ans sa deuxième grande classique après Paris - Roubaix.
11En 2007, les équipes de sprinteurs se montrent beaucoup plus vigilantes. Seuls trois coureurs parviennent à prendre le large : Boucher, Quinziato et Pauwels passent au ravitaillement à 100 km de l'arrivée avec moins de sept minutes d'avance. Quinziato résiste tant bien que mal mais est repris dans la Côte de l'Epan au moment où Gilbert, Pozzato et Kroon tentent leur chance. Les trois attaquants sont repris à 500 m de la ligne. Alessandro Petacchi, après un gros travail d'Erik Zabel devenu coéquipier, peut lever les bras en signe de victoire.
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