Le patron de la LFP et membre du conseil fédéral Frédéric Thiriez a dit mercredi qu'il avait fait un «choix de raison» en soutenant Raymond Domenech. «Il nous a semblé qu'il ne fallait pas briser cet élan par un changement brutal de sélectionneur, a argumenté celui qui, en coulisses, était séduit par le profil de Didier Deschamps, et c'est un choix mûrement réfléchi. Quels que soient les reproches qui peuvent être adressés à Raymond et à sa communication, il faut voir que l'intérêt de l'équipe de France c'est d'être en 2010 en Afrique du Sud. Maintenant, ce débat est clos.»
«L'équipe est jeune, en pleine reconstruction: il s'est passé quelque chose entre eux, les joueurs, et avec le sélectionneur, a-t-il souligné, en écho à l'argumentaire de Jean-Pierre Escalettes. Un changement comporterait plus de risques que d'avantages.» Il émet maintenant le souhait de voir «l'équipe de France dépersonnalisée : il faut parler du jeu et des joueurs.» Perfide, sous l'oeil amusé du patron de la FFF, Thiriez a observé : «Sur le onze de départ mardi au Stade de France, il y avait sept joueurs jouant en championnat de France, un championnat de très bon niveau.» - Cé. Ro.

