GOMEZ (PREMIÈRE PARTIE) : «CETTE ÉQUIPE EST BONNE»
Par Xavier COLOMBANI, Ã Vichy

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«Michel Gomez, êtes vous agacé par les forfaits affectant l'équipe de France cet été ?
Si je suis agacé, c'est par le fait qu'on en parle toujours. Ceux qui ont pu sont là , ceux qui veulent encore porter le maillot sont là . Le basket français doit les honorer. Ce n'est pas évident pour eux avec tout ce qu'on a pu dire et écrire. Toute mon attention est sur eux, le reste c'est du passé.
Pourtant, plus le temps va avancer, plus les médias vont s'intéresser à l'équipe de France et plus on risque de parler des absents.
J'esquiverai à chaque fois. Je suis dans mon rôle. J'attendais depuis trop longtemps ce moment-là et vu l'énergie que les joueurs développent, ça peut être sympa. Ils ont tout à prouver. Il y a un ou deux joueurs qui ont voulu que je leur fasse des promesses, que je leur donne des garanties, mais je ne les ai pas pris (NDLR : probablement Mickaël Piétrus).
Parmi les absents, Ronny Turiaf et Boris Diaw peuvent encore se joindre au groupe. Comment gérer ces cas-là ?
Qu'on joue en NBA ou en Europe, il faut passer par la case sélection. Certains joueurs sont arrêtés depuis deux mois, deux mois et demi, or il faut voir là , les garçons sont en pleine bourre. Cette équipe est bonne. Donc on n'en sait rien.
Tony Parker devait venir à Vichy, même sans jouer, or cela ne sera très probablement pas le cas. Le regrettez-vous ?
Je suis un peu déçu qu'il ne vienne pas parce qu'il l'avait promis mais je vous l'ai dit, je ne veux plus parler de ça. Chacun ses priorités. La mienne c'est l'équipe, point barre.
LE DÉBUT DU STAGE
Vous regrettez d'avoir commencé une semaine plus tard que prévu ?
Oui, je le dis franchement. C'était pour permettre à certains d'arriver et on a vu... J'aurais voulu plus travailler dans l'individualisme avec des créneaux horaires pour s'occuper des joueurs.
A leur arrivée, l'état physique des joueurs était-il homogène ?
Non, pas entièrement. C'est un peu normal. Mais ils sont tous au dessus du minimum, ce qui prouve leur état d'esprit. Steed Tchicamboud, le concours d'entraînement, c'est toujours lui qui le gagne. Ce gars, il y croie, il n'est pas venu avec trois, quatre kilos de trop.
Personne n'a été touché lors des premiers entraînements ?
Non, mais on a calmé un peu les choses ce matin (mercredi). Parce que ça envoie. En comptant le stretching, c'est quatre heures et demi par jour, avec du cinq contre cinq.
Pape Badiane a parlé d'une certaine retenue de la part de certains. L'avez-vous remarquée ?
Certains sont bien dans une certaine différence, une certaine solitude. C'est ça qui fait un groupe. S'entendre c'est bien, mais s'entendre pour gagner c'est mieux, parce que je crois qu'on s'entend un peu trop bien en dehors du terrain et quand on arrive sur le terrain, on s'entend un peu moins bien. Certains sont timides. Pape, Sacha (Giffa), ils parlent, c'est du leadership, mais d'autres regardent.
Le retour de Tariq Kirksay devrait faire du bien.
Il faut qu'il gagne sa place. Parce que les gars vont avoir quinze jours dans les jambes. Il va falloir qu'il soit très fort.»
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